Mariage, filiation, nom, divorce, héritage : le droit de la famille fixe les liens juridiques entre les membres d'une famille et les obligations qui en découlent. Inscrit pour une grande partie dans le Code civil français, ce droit civil encadre également le PACS, l'adoption, l'autorité parentale et la pension alimentaire, sous le contrôle du juge aux affaires familiales.
- Le couple
- Mariage, PACS et concubinage n'ouvrent pas les mêmes droits : seul le mariage crée un régime matrimonial et une vocation d'héritier au conjoint survivant.
- L'enfant
- La filiation fonde l'autorité parentale, le nom de famille et l'obligation alimentaire, que les parents vivent ensemble ou non.
- La séparation
- Quatre cas de divorce existent ; le divorce par consentement mutuel se règle sans juge, par acte d'avocats déposé chez un notaire.
Qu'est-ce que le droit de la famille ?
Le droit de la famille est la branche du droit civil qui régit les relations juridiques nées du couple et de la parenté. Il répond à des questions très concrètes : qui est le père ou la mère d'un enfant, qui exerce l'autorité parentale, quel nom porte l'enfant, qui doit contribuer à son entretien, comment se partagent les biens d'un couple qui se sépare, qui hérite au décès d'un parent. C'est un droit du quotidien, que chaque personne rencontre au moins une fois dans sa vie, souvent à un moment de rupture.
Ses règles se trouvent principalement dans le livre premier du Code civil (articles consacrés aux personnes, au mariage, au divorce, à la filiation, à l'autorité parentale) et dans le livre troisième pour les régimes matrimoniaux et les successions. Le Code de procédure civile organise la façon de saisir la justice, et la jurisprudence de la Cour de cassation (arrêts de la première chambre civile, souvent cités « Cass. civ. 1re ») précise l'interprétation des textes. Le Conseil constitutionnel intervient aussi, par la voie de la question prioritaire de constitutionnalité, lorsqu'une disposition est contestée au regard des droits et libertés.
Le droit de la famille a profondément changé en cinquante ans : égalité des époux dans la gestion du ménage, égalité des enfants quelle que soit la situation de leurs parents, ouverture du mariage aux couples de même sexe en 2013, divorce sans juge en 2017, réforme de la procédure de divorce au 1er janvier 2021, réforme de l'adoption en 2022. Une règle apprise il y a dix ans peut donc être dépassée : avant toute démarche, mieux vaut vérifier le texte en vigueur sur Legifrance ou sur le site Service-public.fr, dont l'espace particulier suit l'actualité des réformes. Ces textes ont été relus pour cette page en septembre 2026, à cette date.
La jurisprudence reste une source vivante : les arrêts de la Cour de cassation, cités sous la forme « Cass. civ. 1re », tranchent chaque année des questions de statut, d'égalité entre héritiers ou de recours d'un particulier contre une décision de filiation. Pour un établissement scolaire ou un professionnel de santé, c'est aussi le droit de la famille qui dit quel titulaire de l'autorité doit signer une autorisation.
Les trois façons de vivre en couple et leurs effets
La loi distingue trois statuts pour un couple : le mariage, le pacte civil de solidarité (PACS) et le concubinage, aussi appelé union libre. Le choix n'est pas qu'affectif, il a des effets juridiques sur le patrimoine, la protection du conjoint et la succession. Les contrats et leurs conséquences sont détaillés dans notre dossier consacré aux droits et obligations des couples mariés ou pacsés ; voici l'essentiel.
Le mariage
Le mariage est célébré publiquement en mairie par un officier d'état civil, entre deux personnes majeures, de sexe différent ou de même sexe, qui donnent leur consentement libre et éclairé. Il crée entre les époux des devoirs réciproques : respect, fidélité, secours, assistance, communauté de vie. Les époux contribuent aux charges du mariage à proportion de leurs facultés respectives et sont solidaires des dettes ménagères, sauf dépenses manifestement excessives.
Sans contrat de mariage, les époux sont soumis au régime légal de la communauté réduite aux acquêts : les biens acquis pendant l'union sont communs, ceux possédés avant ou reçus par donation ou succession restent propres. Un contrat signé chez le notaire avant la cérémonie permet de choisir un autre régime, par exemple la séparation de biens ou la communauté universelle.
Le PACS
Le PACS est un contrat conclu entre deux personnes majeures pour organiser leur vie commune. Il s'enregistre en mairie ou chez un notaire. Les partenaires s'engagent à une aide matérielle et à une assistance réciproques, et sont solidaires des dettes de la vie courante. Par défaut, chacun reste propriétaire de ses biens (séparation des patrimoines), sauf choix de l'indivision. Le PACS ne crée aucun lien de filiation ni aucune vocation à hériter : sans testament, le partenaire survivant n'est pas héritier.
Le concubinage
Le concubinage est une union de fait, stable et continue, entre deux personnes qui vivent en couple. Il ne produit presque aucun effet juridique entre les concubins : pas de devoir de secours, pas de régime de biens, pas de droit à la succession de l'autre. Chacun reste tenu de ses propres dettes. Un certificat de concubinage peut être délivré par certaines mairies, mais il n'a qu'une valeur de preuve.
| Effet juridique | Mariage | PACS | Concubinage |
|---|---|---|---|
| Formalité | Célébration en mairie | Enregistrement en mairie ou chez un notaire | Aucune |
| Régime des biens | Communauté réduite aux acquêts ou contrat | Séparation par défaut, indivision possible | Chacun ses biens |
| Succession | Le conjoint survivant hérite | Seulement par testament | Seulement par testament |
| Rupture | Divorce | Déclaration conjointe ou unilatérale | Libre, sans formalité |
| Pension de réversion | Oui, sous conditions | Non | Non |
Comment modifier un contrat de mariage ?
Les époux peuvent changer de régime matrimonial en cours d'union, par un acte notarié, dans l'intérêt de la famille. Depuis la loi du 23 mars 2019, il n'est plus nécessaire d'attendre deux ans après le mariage, et l'homologation par le juge n'est plus systématique. Le notaire informe les enfants majeurs et les créanciers, qui disposent d'un délai pour s'opposer ; en cas d'opposition, la modification doit être homologuée par le tribunal judiciaire. Si un enfant mineur est concerné, le notaire peut saisir le juge des tutelles lorsqu'il estime que le changement compromet ses intérêts.
Cette démarche sert souvent à protéger le conjoint survivant (passage à la communauté universelle avec clause d'attribution intégrale) ou, au contraire, à séparer les patrimoines quand l'un des époux crée une entreprise. Elle a des conséquences fiscales et successorales : un conseil de notaire est indispensable avant de signer.
La filiation, socle des droits de l'enfant
La filiation est le lien juridique entre un enfant et son père ou sa mère. C'est d'elle que découlent le nom de famille, l'autorité parentale, l'obligation d'entretien et les droits de succession. Depuis l'ordonnance de 2005, la loi ne distingue plus les enfants selon que leurs parents étaient mariés ou non : tous ont les mêmes droits.
La filiation s'établit de plusieurs manières :
- par l'effet de la loi : la mère est désignée dans l'acte de naissance, et le mari de la mère est présumé être le père (présomption de paternité) ;
- par la reconnaissance : le père ou la mère non marié déclare l'enfant devant un officier d'état civil, avant ou après la naissance ;
- par la possession d'état : un ensemble de faits (l'enfant a été traité comme le sien, porte son nom, est reconnu comme tel par l'entourage) constaté dans un acte de notoriété ;
- par jugement : l'action en recherche de paternité ou de maternité permet à l'enfant de faire établir le lien devant le tribunal, l'expertise biologique étant alors de droit sauf motif légitime.
La filiation peut aussi être contestée en justice, dans des délais qui dépendent de l'existence ou non d'une possession d'état conforme au titre. Depuis la loi de bioéthique de 2021, un couple de femmes qui recourt à une assistance médicale à la procréation établit la filiation par une reconnaissance conjointe anticipée devant notaire.
Autorité parentale : qui décide pour l'enfant ?
L'autorité parentale est un ensemble de droits et de devoirs confiés aux parents dans l'intérêt de l'enfant, jusqu'à sa majorité ou son émancipation. Elle a pour but de protéger l'enfant dans sa sécurité, sa santé et sa moralité, d'assurer son éducation et de permettre son développement. Depuis 2019, la loi précise qu'elle s'exerce sans violences physiques ou psychologiques. Les règles détaillées, du consentement aux soins à la scolarité, sont présentées sur notre page consacrée à l'autorité parentale et aux droits de l'enfant mineur.
En principe, les deux parents exercent l'autorité parentale en commun, qu'ils soient mariés, pacsés ou non, dès lors que la filiation est établie à l'égard des deux dans l'année de la naissance. La séparation du couple ne change rien à cet exercice conjoint : chacun garde le droit et le devoir de participer aux décisions importantes (changement d'école, orientation, religion, déménagement lointain, intervention médicale non urgente). Pour les actes usuels, chaque parent est réputé agir avec l'accord de l'autre.
Le juge peut confier l'exercice exclusif à un seul parent si l'intérêt de l'enfant le commande. Le parent privé de l'exercice conserve un droit de surveillance et, sauf motif grave, un droit de visite et d'hébergement. Dans les cas les plus graves (maltraitance, crime sur l'autre parent), le tribunal peut prononcer un retrait total ou partiel de l'autorité parentale.
Questions fréquentes sur le droit de la famille
À quel âge un enfant peut-il choisir chez quel parent vivre ?
Aucun âge ne donne à l'enfant le droit de choisir seul sa résidence : la décision revient aux parents d'un commun accord ou, à défaut, au juge aux affaires familiales. Le mineur capable de discernement peut en revanche demander à être entendu par le juge, qui doit tenir compte de ses sentiments sans être lié par eux.
Faut-il un avocat pour saisir le juge aux affaires familiales ?
Pour fixer ou modifier la résidence d'un enfant, le droit de visite ou une pension alimentaire hors divorce, la représentation par avocat n'est pas obligatoire. Elle l'est en revanche pour toute procédure de divorce, y compris le divorce par consentement mutuel, où chaque époux doit avoir son propre avocat.
Un parent peut-il déménager loin avec l'enfant sans l'accord de l'autre ?
Tout changement de résidence qui modifie l'exercice de l'autorité parentale doit être porté à la connaissance de l'autre parent en temps utile. En cas de désaccord, le juge aux affaires familiales tranche en fonction de l'intérêt de l'enfant et répartit les frais de déplacement.
Comment se déroule un divorce ?
Le divorce met fin au mariage du vivant des deux époux. Le Code civil prévoit quatre cas, qui se distinguent par le degré d'accord entre les conjoints.
- Le divorce par consentement mutuel : les époux s'entendent sur le principe et sur toutes les conséquences (biens, résidence des enfants, pension, prestation compensatoire). Depuis le 1er janvier 2017, il se règle sans juge : chaque époux a son avocat, la convention est signée par les deux époux et leurs avocats après un délai de réflexion de quinze jours, puis déposée au rang des minutes d'un notaire. Le passage devant le juge reste obligatoire si un enfant mineur demande à être entendu ou si l'un des époux est placé sous un régime de protection.
- Le divorce accepté : les époux sont d'accord sur le principe de la rupture, sans avoir à en donner les raisons, mais pas sur ses effets, que le juge fixera.
- Le divorce pour altération définitive du lien conjugal : il peut être demandé par un seul époux lorsque la vie commune a cessé depuis au moins un an lors de la demande, durée réduite par la réforme de 2021.
- Le divorce pour faute : il suppose des faits constituant une violation grave ou renouvelée des devoirs du mariage, rendant intolérable le maintien de la vie commune (violences, abandon du domicile, injures graves). La faute doit être prouvée.
Pour les trois divorces judiciaires, la procédure a été simplifiée au 1er janvier 2021 : l'ancienne phase de conciliation et l'ordonnance de non-conciliation ont disparu. L'avocat du demandeur assigne directement l'autre époux devant le juge aux affaires familiales du tribunal judiciaire ; une audience d'orientation et sur les mesures provisoires permet de régler la vie du couple et des enfants pendant l'instance.
Les conséquences du divorce
Le jugement ou la convention règle la liquidation du régime matrimonial, le sort du logement familial, l'usage du nom de l'ex-époux (qui se perd en principe, sauf accord ou autorisation du juge), et la prestation compensatoire. Celle-ci vise à compenser la disparité que la rupture crée dans les conditions de vie respectives ; elle prend en principe la forme d'un capital. Elle est distincte de la pension alimentaire due pour les enfants, qui ne dépend pas du statut du couple.
La séparation d'un couple non marié obéit à d'autres règles : le PACS se dissout par déclaration en mairie ou chez le notaire, le concubinage cesse sans formalité. Dans les deux cas, le juge aux affaires familiales reste compétent pour tout ce qui touche aux enfants.
Quelles sont les obligations alimentaires ?
L'obligation alimentaire est le devoir de fournir à un proche dans le besoin les moyens de vivre : nourriture, logement, soins. Le droit de la famille en prévoit plusieurs, d'intensité différente.
- Entre époux, le devoir de secours pendant le mariage.
- Des parents envers leurs enfants, l'obligation d'entretien et d'éducation, à proportion des ressources de chacun et des besoins de l'enfant. Elle ne cesse pas automatiquement à la majorité : elle se poursuit tant que l'enfant majeur poursuit des études sérieuses ou n'est pas autonome.
- Des enfants envers leurs parents et autres ascendants dans le besoin, ainsi qu'entre gendres, belles-filles et beaux-parents, avec des exceptions en cas de manquements graves du parent.
Après une séparation, la contribution à l'entretien de l'enfant prend la forme d'une pension alimentaire versée par le parent chez qui l'enfant ne réside pas habituellement. Son montant est fixé d'un commun accord ou par le juge, qui peut s'appuyer sur une table de référence publiée par le ministère de la Justice. Depuis le 1er janvier 2023, l'intermédiation financière des pensions par l'Agence de recouvrement et d'intermédiation des pensions alimentaires (Aripa, gérée par les CAF et la MSA) est en principe mise en place pour toute nouvelle décision, sauf refus des deux parents : la caisse collecte la pension et la reverse chaque mois.
En cas d'impayé, plusieurs voies existent : paiement direct entre les mains de l'employeur, saisie sur salaire, recouvrement par l'Aripa. Ne pas payer pendant plus de deux mois constitue par ailleurs le délit d'abandon de famille, puni par le Code pénal.
Comment adopter un enfant ?
L'adoption crée un lien de filiation par jugement. La loi du 21 février 2022 l'a ouverte aux couples non mariés : peuvent adopter les couples mariés, pacsés ou en concubinage justifiant d'une communauté de vie d'au moins un an, ainsi qu'une personne seule, l'adoptant devant en principe être âgé de plus de 26 ans, sauf adoption de l'enfant du conjoint ou du partenaire.
L'adoption se décline en deux régimes :
- L'adoption plénière remplace la filiation d'origine : l'enfant n'a plus de lien juridique avec sa famille de naissance, il prend le nom de l'adoptant et a les mêmes droits qu'un enfant né dans la famille. Elle est irrévocable.
- L'adoption simple ajoute une filiation sans effacer l'ancienne : l'adopté garde ses droits dans sa famille d'origine, notamment successoraux, et ajoute en principe le nom de l'adoptant au sien. Elle est possible quel que soit l'âge de l'adopté et sert souvent à l'enfant du conjoint devenu majeur.
Pour un pupille de l'État ou un enfant né à l'étranger, un agrément délivré par le président du conseil départemental est nécessaire. La procédure se termine devant le tribunal judiciaire, qui vérifie que les conditions légales sont réunies et que l'adoption est conforme à l'intérêt de l'enfant.
Le nom de famille et ses changements
Le nom est transmis par la filiation. Lors de la déclaration de naissance, les parents choisissent le nom du père, celui de la mère ou les deux accolés dans l'ordre qu'ils décident ; ce choix vaut pour tous les enfants communs. Sans déclaration conjointe, l'enfant prend le nom du parent à l'égard duquel la filiation est établie en premier, ou les deux noms accolés par ordre alphabétique en cas de désaccord signalé.
Depuis le 1er juillet 2022, toute personne majeure peut, une fois dans sa vie, changer de nom par simple déclaration en mairie pour prendre ou ajouter le nom du parent qui ne lui a pas été transmis. Elle peut aussi ajouter à titre d'usage le nom de l'autre parent, sans modifier son acte de naissance. Le nom d'usage de l'époux, lui, se choisit librement pendant le mariage et ne remplace jamais le nom de naissance.
Protéger un proche vulnérable
Le droit de la famille ne s'arrête pas aux enfants. Lorsqu'un parent âgé ou un adulte handicapé ne peut plus pourvoir seul à ses intérêts, le juge des contentieux de la protection peut ouvrir une mesure de protection judiciaire : sauvegarde de justice, curatelle ou tutelle, selon le degré d'altération des facultés. La famille est prioritaire pour exercer la mesure. L'habilitation familiale, créée en 2016, permet aussi à un proche d'agir au nom de la personne sans le formalisme d'une tutelle. Pour choisir entre ces régimes, notre guide curatelle ou tutelle pour un parent âgé compare leurs effets. Le mandat de protection future, signé à l'avance chez un notaire ou sous seing privé, permet quant à lui de désigner soi-même la personne qui veillera sur ses intérêts.
Succession : ce que la famille recueille au décès
La succession est l'étape où les liens familiaux produisent leurs derniers effets. Sans testament, la loi désigne les héritiers par ordre : les enfants et leurs descendants d'abord, qui reçoivent une part réservée, puis les parents, frères et sœurs, et ainsi de suite. Le conjoint survivant a des droits propres, variables selon la présence d'enfants communs ou non ; le partenaire de PACS et le concubin n'héritent que par testament. Les héritiers peuvent accepter la succession, l'accepter à concurrence de l'actif net ou y renoncer lorsqu'elle est endettée. Le détail des règles de partage et de réserve est présenté dans notre dossier sur la transmission du patrimoine et les droits des héritiers.
Le juge aux affaires familiales et l'accès à la justice
Le juge aux affaires familiales (JAF), magistrat du tribunal judiciaire, est au centre du contentieux familial. Il statue sur le divorce judiciaire et la séparation de corps, sur l'exercice de l'autorité parentale, la résidence de l'enfant, le droit de visite, la pension alimentaire, le changement de prénom contesté, la liquidation des intérêts patrimoniaux des époux et des partenaires, et sur les ordonnances de protection en cas de violences au sein du couple.
Avant de saisir le juge pour modifier une décision relative à l'enfant, la médiation familiale est encouragée, et dans certains tribunaux une tentative de médiation préalable est obligatoire à titre expérimental. Le médiateur, tiers neutre, aide les parents à trouver un accord qui pourra ensuite être homologué et rendu exécutoire.
Les personnes aux ressources modestes peuvent obtenir la prise en charge totale ou partielle des honoraires d'avocat et des frais de procédure : les conditions et la demande sont expliquées sur notre page consacrée à l'aide juridictionnelle. Les points-justice et les permanences gratuites des conseils départementaux de l'accès au droit (CDAD) offrent par ailleurs une première information juridique. Pour une procédure de divorce ou un dossier de filiation, faire appel à un avocat en droit de la famille reste le moyen le plus sûr de défendre ses intérêts ; les critères utiles sont détaillés dans notre guide pour choisir son avocat et comprendre ses honoraires.
Un angle souvent oublié : anticiper plutôt que subir
La plupart des contenus consacrés au droit de la famille décrivent les procédures une fois le conflit né. Beaucoup de litiges se préparent pourtant bien avant, faute d'avoir anticipé quelques actes simples :
- un contrat de mariage ou une convention de PACS adaptée à une activité professionnelle risquée ;
- une reconnaissance anticipée de l'enfant par le père non marié, qui évite toute difficulté si le couple se sépare avant la naissance ;
- un testament ou une donation entre époux pour protéger le conjoint survivant, et un testament indispensable pour le partenaire pacsé ou le concubin ;
- un mandat de protection future, signé tant que l'on est en pleine possession de ses moyens ;
- une convention parentale écrite lors d'une séparation amiable, homologable par le juge, qui fixe résidence, droit de visite et contribution à l'entretien de l'enfant.
Ces actes coûtent peu de temps au regard des procédures qu'ils évitent. Ils supposent surtout de connaître les règles avant d'en avoir besoin, ce qui est précisément l'objet de ce droit familial : organiser les relations entre les membres d'une famille au fil de la vie, du mariage à la succession, en protégeant d'abord les plus vulnérables.

